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samedi 9 janvier 2016

Et maintenant, des images de mer.... à Musandam

Deuxième semaine de vacances à Mousandam, une exclave (l'opposé d'enclave ?) d'Oman dans le territoire des EAU.

Cela fut un peu compliqué de s'y rendre : le loueur ne voulait pas que la voiture passe la frontière. Qu'à cela ne tienne : nous avons garé la voiture à la frontière en vérifiant auprès des douaniers que l'auto était à un emplacement idoine. Oui, nous sommes très respectueux de la loi nous. Nous avons fait nos 4 gros sacs (vêtements, matériel de camping, nourriture, affaires de snorkeling et de pêches...) et autres babioles et traversé à pied la frontière.

Je passe sur les formalités : retenons qu'il suffit de payer et de faire la queue plusieurs fois...

Et après du stop : un charmant pakistanais au volant de son 35 tonnes rempli de parpaings s'est arrêté et nous a embarqué pour les 30 km de route le long du littoral. Il nous a laissé à la plage, à côté d'un parc d'attraction (on se rassure, pas violent le parc d'attraction). Drôle de vie que la sienne. Il travaille à Oman depuis 8 ans, il est venu à l'âge de 16 ans et il a appris à conduire des camions. Son sponsor le loge et le nourrit et lui octroie un mois de vacances par an. Sinon c'est 7 jours sur 7. 12 à 15 heures par jour. A faire la navette entre Oman et les UAE. Il rentrait du Pakistan où il s'était rendu après 3 ans d'absence... pour se marier. Alors au volant, il chatte avec sa femme qui a l'air de s'ennuyer ferme au pays. Il espère pouvoir la faire venir bientôt.

Pour le kayak, voilà quelques images.

Tout d'abord, la carte : Départ de Khasab en haut à gauche et après on suit le trait jaune, oui autour des îles aussi, et au-dessus de la bande de terre (d'où le portage...) pour ne pas revenir sur nos pas. A l'arrivée, le loueur de kayaks nous attendait avec un véhicule pour nous ramener jusqu'à la frontière. Top.
En tout, une distance ridicule de 49 km en 6 jours et 80 m de dénivelée positive... hé hé hé.
 
Campement sur promontoire


La première anse est le royaume des dauphins !

j'y étais, la preuve, je suis en pleine action.
couché le soleil, allez, à la niche :-)

beaucoup de bois flotté (au milieu des rejets sur les plages), on a pu faire du feu tous les soirs !

1ère prise !


Du (presque) haut de Sibi peak. A gauche, entre les deux fjords, le col à passer le lendemain.

journée grimpette pour les uns, baignade pour l'autre (quelle autre ?)



le grand pic rond : sibi peak.

le même, de côté :-)


Après le col


l'autre fjord : la pêche miraculeuse

et il y a eu pire...

petit matin...

classique navigation
Dernier campement
La vue du dessus n'est pas désagréable avec ses petites îles bucoliques.


des formations géologiques étonnantes... ça fait mal aux fesses quand on s'assoit...

Comment appelles tu ça Pascale ?

pique-nique.



appel à la croisière :-)

pêcheur prêt à plonger sur sa prise (véridique)

non ce n'est pas un barracuda, c'est un orphie.

l’œil noir ou de braise ?

belle grillade

orgie de poisson

anecdotes rigolotes

Le retour a été un peu mouvementé : la voiture avait disparu à la frontière. Le temps de discuter avec les policiers, de percer le mystère à jour... la nuit tombait. La voiture fut envoyé en fourrière car elle stationnait depuis plus de 7 jours (8 !) sans petit mot pour prévenir. Et personne ne savait à quelle fourrière. Les policiers nous ont donc envoyé à Ras-El-Khaimah à 30 km de là. Comment ? en demandant à une américaine de nous prendre en stop et de nous déposer devant la police.

Ce qu'elle fit bien gentiment pour nous déposer à 20h devant le quartier général de la police... qui n'était au courant de rien. Quelques appels plus tard (dont au loueur, mécontent d'avoir été appelé par la police)... on nous dit d'aller à 2 km de là le lendemain, à la police de la route... en attendant direction les dunes à pied pour camper. à côté d'une décharge et derrière des buissons de peur de se faire écraser pendant la nuit par des 4x4 s'amusant dans le sable (si c'est possible).

Le lendemain, la police de la route est très étonnée, fait des recherches et nous dit que la voiture est à 25 km de là vers la frontière. Le policier va nous négocier un taxi et surtout lui indiquer l'adresse. Nous devons retirer du liquide, heureusement dans leurs locaux, il y a un distributeur... mais qui ne fonctionne ni avec ma carte ni avec celle de Patrick ! Mais que vient de nous dire le policier ? nous devons attendre un peu, il a de bonnes nouvelles ! Chouette. En fait, la voiture n'est qu'à 5 km de là. Retour vers le taxi et changement d'ordres. Et effectivement, nous retrouvons le véhicule bien sagement garé. Coût total : 50 euros. ça va. Coût en temps : très long, surtout que notre vol est dans l'après midi, qu'il est déjà 10h et que nous avons de la route... cela va être chaud pour les courses chez Carrefour avant de partir (oui, ils ont Carrefour à Dubaï !).

Nous prenons la route tranquille... arrivons à 14h à l'aéroport Al Maktoub sans passer par Carrefour, posons les sacs sur les chariots, allons voir le guichet d'enregistrement... et là, pas de vol annoncé pour Katmandou. Je me suis trompée d'aéroport ! notre vol décollera à 60 km de là. Le loueur nous guidera au GPS, nous faisant éviter les bouchons et nous arriverons finalement 15 mn avant la fin de l'enregistrement... Après, ça c'est calmé... ils ont juste voulu confisqué le téléphone satellite de Patrick et puis finalement non...

Et à Katmandou


Et bien, c'est comme d'habitude : pénuries de gaz et d'essence, 15 heures de coupures de courant par jour, l'eau commence à manquer... mais il fait moins froid que la semaine dernière... ah ben tout va bien alors !


Escalade en Emirats Arabes Unis (EAU) ou premières images

Retour en arrière et décollage avec Fly Dubaï, la compagnie low-cost d'Emirates. Départ retardé d'une heure et escale en Inde pour remplir les réservoirs d'essence. Et oui. Deux heures de retard à l'arrivée, le loueur était content.

Premier moment de stress : la voiture est petite et nous la remplissons déjà avec nos bagages, et sans Benoît. Gloups.

Nous avons atterri à Al Maktoub, Benoît à l'aéroport international de Dubaï, l'autre, à 60 km de là. Le gentil loueur nous emmène. Heureusement, car dès qu'il nous lâche, nous nous égarons sans peine dans le labyrinthe des buildings (ben oui, on ne sait plus faire).

On récupère Benoît sans encombre à minuit. Enfin, moi, car les autres, éreintés par le décalage horaire, écrasent dans la voiture. Je prendrai le volant pour atteindre notre coin de campement dans les dunes au bord de l'autoroute. Ah les autoroutes de Dubaï : lisses, larges, éclairées... des moyennes incroyables et une débauche d'électricité et de pétrole. Pas de doute, le Népal est loin.

Le reste de la première semaine : escalade pour les garçons et balades automobiles pour moi. Je n'ai pas fait de photos, vous ne verrez que celles de Patrick. Donc pas d'image du requin à pointe noire avec lequel j'ai nagé (oui, on est potes), ni des tortues (itou), ni du saut de raie...


Wadi Galilah vers Ras El Khaimah : des falaises et des voies bédouines.

Luc

Cordée avec Luc et Benoît, oui, notre grand.

Benoît, on l'a reconnu, la prépa ne nous l'a pas changé.



Jeu : qui fait du rappel sur cette photo ?

Les escaliers vers le paradis... c'est le nom de cette voie bédouine.

Les trois frères ! Heureux de se retrouver

hop hop hop vers le sommet

voie bédouine trop verticale pour moi
Vraiment, sans façon...



Hugues et Benoît

Raide la montée


A la fin de cette semaine, nous avons laissé Benoît (après un mémorable et épique parcours dans la ville, où on s'est bien perdu et quand on se perd c'est des dizaines de km qu'il faut ajouter)... et nous étions tous bien tristes.