lundi 4 juillet 2016

Indonésie, Lombok, Rinjani, le sommet

Encore quelques images supplémentaires mais d'abord sachez que j'en ai bavé pour atteindre le sommet. Heureusement, Hugues est resté et m'a encouragé tout du long. J'aime pas les éboulis ! Et mes genoux n'ont pas apprécié du tout la redescente vers le lac (3600 ==> 2000m) puis la montée vers le bord du cratère à 2600. Puis le lendemain la descente jusqu'à 600m. J'ai eu (beaucoup) de mal à marcher pendant 4 jours ensuite. Conclusion des enfants "maman peut marcher 11 heures par jour mais après il faut qu'elle se repose beaucoup). Du coup, Patrick est inquiet pour le Mustang... et me demande régulièrement de m'entrainer.

Le sommet


Montée dans la nuit...

Luc au sommet pour le lever de soleil

La preuve :-)

Pleine lune, volcan dans le cratère, lac et au loin le volcan de Bali.

Hugues, content

La mer partout, nous sommes sur une île

et ça continue de monter, loin au dessus de la savane et des rigoles

Ben on n'est pas tout seul au sommet

encore une caldeira
ben si c'est raide et dans les cailloux...

Tellement plus rapide à la descente et tellement désagréable à la montée


Et certains montent encore...

et pourtant la montée semble si débonnaire
et frappent les pieds et vole la poussière

Le cook nous attend à mi-parcours, il n'a pas voulu aller au sommet


dans les petits nuages, le village de Sembalun, le point de départ
La mer brille

et le volcan intérieur fume

Descente vers le lac et remontée vers le camp 2

Pas le temps de se poser (en fait, si, avec un petit déjeuner et surtout une sieste d'1/2 heure pendant laquelle j'ai ronflé), et on descend au lac, passage aux eaux chaudes, repas de midi et remontée au camp 2 avec des passages où il faut mettre les mains...

Dubitatif le singe... mais bien nourri grâce aux campeurs

Magique, un volcan émerge de la savane.

Récent, il date de 2005-2006

Opération pêche autour du lac. Le guide devenu fou nous oublie pour se consacrer aux poissons.
On n'aura pas le droit d'y goûter, les touristes n'aiment pas dit-il

immense lac

moment de contemplation et de mitraillage

pendant ce temps l'équipe s'affaire au repas de midi, au milieu des déchets

un grand moment de bonheur, les sources d'eaux chaudes.
Et voilà, c'est fini, il faut remonter... pff, pas envie là, tout de suite.


Le petit sommet à gauche et le mini volcan à droite, et une verte prairie en contrebas


Le dernier ressaut au milieu des pins

Même pas fatiguée

Lui, on n'en parle pas, il cavale

Arrivée de Linda à l'étape du jour

sérieux, pas mal comme paysage

Dernier coup d’œil avant la nuit.

Alors faire une pause longue pour avoir la pleine lune et le volcan
et avoir un Hugues qui sort de la tente à ce moment-là, frontale allumée

Il est temps de redescendre.

La descente

C'est bien vert
Au fond, la mer
2000m d'un coup, puis minibus à l'arrivée pour rejoindre la plage le soir puis l'aéroport le lendemain.
Dans les herbes folles
Oh comme j'ai envié ces bâtons
ceux là aussi d'ailleurs


Des arbres magnifiques

Et du transport de lettres pour faire un spot de prise de vue...

ouiiiiii c'est l'arrivée.

Ridicules distances quand on regarde la carte.

Toute l'équipe et mémé qui tient ses genoux
 Repos le soir dans un hôtel hindouiste, au joli jardin et aux statues rigolotes


Coucher de soleil sur la plage
Jolis bateau, nuage et rayon

une dernière image de plage avec surfeurs (si, si, sur la droite, les petits points sombres au milieu des vagues)


Indonésie, Lombok, LE Rinjani !

A gauche le Rinjani, au centre un lac avec un autre volcan dedans
Et voilà enfin l'avant-dernier billet sur le voyage en Indonésie. Billet consacré au Mont Rinjani, un volcan, gros, cible convoitée des trekkeurs avides de s'échapper de l'atmosphère lénifiante des plages de sable blond (faut être belut quand même).
Alors L'île de Lombok, c'est cela et le volcan occupe un gros morceau du Nord de l'île. C'est gigantesque.

Le trek part de la droite (Sembalun), monte au sommet, longe le lac et retour par Senaru.

Bon ben, cela sera raide...
Bon, alors, qu'est ce qui change par rapport à un trek au Népal ? Euh les porteurs tout d'abord qui transporte tout sur l'épaule, dans des paniers d'osier reliées par un bambou. La cuisine qui tourne essentiellement autour du Nasi Goreng. La saleté : c'est beaucoup plus sale qu'au Népal. Les paysages puisque là c'est un volcan et que l'on part de la jungle et forêt primaire.

Le plus drôle, c'est que le sommet est à 3700 mètres, plus bas que le camp de base du Macchapuchare ou de l'Annapurna... se dire en arrivant au sommet que l'Annapurna est encore plus de 4000m au-dessus, wahou... oui les échelles ne sont pas les mêmes. Mais en revanche on voit la mer partout et cela, c'est sympa.

Ce qui change aussi, c'est que les chemins sont beaucoup plus raides. Les lacets, ils ne connaissent pas. Les escaliers, c'est un cauchemar, et ils semblent adorer les éboulis.

Ce qui est pareil ? La gentillesse des porteurs.

Images de la première partie... le départ et les plaines

Le volcan, au départ de Sembalun

Un p'tit Nasi Goreng au petit déjeuner, miam.

Prêts au départ

Au départ des grandes plaines et de la savane

au-dessus des palmiers, le volcan, si loin si proche

Les fleurs de Noël en juin, vive l'hémisphère sud

des arbres

des piments

Beau temps le matin

petit pont en bambou

entre sac à dos et paniers mon cœur ne balance pas

Notre guide, faut le dire vite, et les stars du trek... les indonésiens étaient fous d'eux.

Le cook, à l'aise

Grandes fougères

Les raides montées et le campement du soir

Pour l'instant, ça va...

Les "positions", lieux d'arrêt et d'entreposage de détritus.

Le sentier est large car très parcouru. Ah, tiens, c'est l'après-midi, il y a des nuages.

Arrivée sur la crête, quelques tentes sont déjà présentes.

Linda, heureuse

La tente toilette, à utiliser la nuit car transparente sinon... toujours gênant

3 000 personnes par jour en août, moins en juin mais quand même quelques unes !

Lumières du soir. Tout le monde au lit, réveil à 2h demain.

 On s'arrête là, il y a déjà bien assez d'images pour cette fois.


vendredi 1 juillet 2016

Le ministère des transports népalais, bon à savoir pour les permis, l'achat et la revente de véhicules...

En arrivant au Népal, le gentil expatrié posé sur son nuage rose n'appréhende pas toujours correctement les situations. Exemple avec les permis puis avec les achats de véhicule et leurs conséquences sur leur revente...

L'épopée du permis

l'ancienne version : du papier plastifié.

En arrivant au Népal, ICIMOD a fait les démarches pour mon permis népalais. Cela a été assez rapide puisque demandé en septembre 2012, je l'ai eu en janvier.

Bon, il y avait bien un léger problème sur mon nom : ils n'ont mis que mes prénoms. Mais ils ne se sont pas trompé pour les catégories : permis A (tous les permis moto) et permis B. Alors, préparant le retour en France, Patrick a demandé à Icimod en septembre 2015 de refaire mon permis avec la bonne identité. Et voilà mon nouveau permis arrivé lundi dernier (oui en juin 2016).

La nouvelle version ELECTRONIQUE

On note qu'ils se sont encore trompés dans mon identité, il n'y a que mes noms de famille (mais bon avec le numéro de passeport cela passera). On note aussi la présence du nom de l'époux ou du père (ben, oui c'est comme ça pour les filles ici) et du numéro de téléphone (alors là, à quoi cela peut-il servir ? mystère et boule de gomme). Et qu'ils se sont trompé encore une fois... ils ont oublié la catégorie A, celle qui m'intéresse actuellement beaucoup.

Alors hier, j'ai tourné d'un bâtiment à l'autre, d'un bureau à l'autre, m'exaspérant de la manière de faire la queue ici (imaginez un gros tas à bras, aglutinés contre la grille d'un bureau, hurlant tous en même temps)... mais a priori, cela devrait être rapide, je dois y retourner mercredi prochain pour enfin avoir le bon permis puis le faire traduire à l'Alliance (traduction officielle oblige).

Tenez, pour vous donner une idée des files d'attente ici, voilà ce que c'est que de vouloir récupérer ses bagages à l'aéroport INTERNATIONAL de Katmandou. Cela date de la semaine dernière.
Il y a un grand écran pour patienter... on a le temps de regarder la pub plusieurs fois :-)

Bagages en souffrance, soigneusement rangés devant la sortie de secours
C'est plus sûr.

Le système des couleurs de plaques

Cela surprend à l'arrivée : les plaques d'immatriculation sont de différentes couleurs en fonction de l'usage du véhicule ou du statut du propriétaire. Un expatrié peut acheter un véhicule (à 4 ou 2 roues) :
  • en détaxe (si son organisation d'accueil le permet) : il aura une plaque bleue. Il peut soit acheter un véhicule d'occasion soit un véhicule neuf et il ne paiera pas les taxes (soit 200% du prix de la voiture à l'importation). Il dispose de 6 mois pour l'acheter.
  • plein pot, il aura une plaque rouge. 

La revente, pas si simple

  • les véhicules de plus de 19 ans ne peuvent plus être revendus en plaque bleue. Ils doivent être transférés en plaque rouge. Pour cela, fastoche, il suffit de présenter les papiers d'importation du véhicule et de s'acquitter des taxes qui n'ont pas été payées lors de l'importation (oui les 200% de la valeur d'achat).
Alors, notre problème actuel est que la jeep est de 1997 (gloups) mais que nous n'avons pas les papiers d'importation. Ils ont disparu lors des multiples transferts de propriétaire. La jeep devient un peu beaucoup très difficile à vendre. On nous propose de la racheter pour pièces... soit 2700$ quand nous l'avons acheté 10500$. Ouais, il n'y a pas à dire, nous ne sommes pas forts en commerce.
  • si les transferts de propriétaire n'ont pas été faits, et bien la revente à des népalais est très difficile. C'est le cas de la moto. Elle est immatriculée dans le Sagarmatha (vers l'Everest donc), et aucun changement de propriétaire n'a été fait. Autant dire que la vente s'annonce complexe sauf pour un étranger. Alors là-aussi on ne va pas gagner une fortune sur la revente.
Les taxes annuelles

Les népalais du ministère des transports demandent que des taxes annuelles soient payées pour les véhicules. Bien sûr, il ne faut pas payer au même endroit selon qu'il s'agit d'une moto ou d'une voiture. Et ils refusent de tamponner votre carnet de véhicule, un joli livret bleu, si vous n'avez pas d'assurances. Je trouve cela très malin d'ailleurs. Donc autour du bâtiment se trouvent des assureurs, ravis de la bonne aubaine. 
Alors hier, j'ai pu aller payer ma taxe, puis constater au bureau du tampon livret bleu que je n'avais plus d'assurances, donc j'ai rencontré un charmant assureur qui contre menue monnaie m'a proposé un magnifique contrat rédigé tout en népalais, puis je suis retournée et achevée ma quête du graal : le tampon sur le livret bleu ! yesssss.
Montant de la plaisanterie :
  • Enfield 350cc : 7,280 nrs (il y avait une amende car j'étais en retard)
  • Assurances annuelles : 1,605 nrs
  • total : 8,885 nrs (à chacun son Everest)
Allez, tout cela n'est pas bien grave... aujourd'hui, il pleut et nous allons peut être vendre la slackline après mon fidèle ordinateur ACER et un écran LCD hier.