dimanche 8 novembre 2015

Non, tout ne va pas si mal au Népal !

Avant de vous traduire un article très déprimant du Kathmandu post, deux anecdotes qui font chaud au coeur.

ONG et népalais, un travail formidable !


Pascale et Gérard sont ici avec leur famille et amie pour faire du trek. Leur famille et amie repartent le 10 et Pascale et Gérard souhaitaient faire du bénévolat. Activation des réseaux. Et Shradda, une amie de l'escalade, vient de leur dénicher un plan dans une ferme qui fait de la permaculture, celle où Anna devait aller aider également. Ce ne sera pas forcément violent mais il y aura du jardinage et de la reconstruction et surtout Tihar à fêter en famille népalaise.

Pascale et Gérard ont aussi apporté des médicaments de France. Et trois paires de lunettes d'astigmate. J'ai enfourché mon petit vélo et direction l'hôpital Norvic pour fourguer, pardon donner, le tout. Mais ils n'en ont pas voulu. Les pharmacies d'en face, non plus. J'ai cherché pendant une heure l'association Médecin du Monde. Pas trouvé.  Mouline-mouline, rumine-rumine, que faire de tout cela ? Tilt ! Un message sur un groupe Facebook NepalExpat exposant mon problème. Et là, deux réponses :
- The mountain Heart Nepal, une association népalaise de médecins et personnel médical, acceptent de prendre les médicaments ;
- Optik Hut d'Anne et Suresh sont intéressés par les lunettes et des produits médicaux pour les yeux. Ils essayent d'aider les plus démunis en leur offrant la consultation et les lunettes et organisent régulièrement des "camps" dédiés à la vue. 

C'est quand même beau ça, non ?

Quand le Népal part en vrille - Katmandou Post - 7 novembre 2015

Pour un pays qui a déjà été ébranlé par les contraintes provoquées par les tremblements de terre, se remettre d'une nouvelle crise si vite après se révélera extrêmement difficile - Rajesh Khanal, Katmandou

 7 nov 2015- Les manifestations en cours dans le Teraï et le blocus officieux imposé par l'Inde , qui a commencé avec l'obstruction  de l'entrée  de pétrole dans le pays, a maintenant un effet d'entraînement sur presque tous les secteurs de l'economie. Le Népal connait depuis trois mois des protestations dans le Teraï et depuis plus d'un mois un blocus de l'Inde. En raison de la crise, par rapport aux 350 tankers de pétrole et 42 camions de bouteilles de gaz que le Népal importe en moyenne quotidiennement depuis l'Inde, le pays ne reçoit plus maintenant qu'une moyenne de 30-35 pétroliers et 3-5 citernes de gaz. 

L'obstruction de l'Inde ne se limite pas à la fourniture de pétrole; des restrictions similaires ont été imposées à l'expédition de marchandises qui proviennent de l'Inde ainsi que des pays tiers. Basé sur le rapport que l'Inde a présenté récemment à la Convention sur les droits de l'homme des Nations Unies, tenue à Genève, il ya plus de 6900 camions / conteneurs bloqués aux six, sur les 10 - les quatre autres sont avec la Chine -, frontières partagées entre les deux pays. Selon le rapport, 4.800 camions chargés sont coincés au seul point de frontière Birgunj-Raxaul.

Des pans entiers du Teraï sont fermés depuis près de 80 jours. Cette région géographique, qui englobe 20 des 75 districts du pays, contribue à la part du lion de l'économie népalaise. La région représente 59 pour cent du PIB du pays, 76 pour cent des revenus du gouvernement, 66 pour cent de la totalité des terres arables, 57 pour cent de la production des cultures céréalières et les deux tiers de la production industrielle de la nation. Il n'est donc pas étonnant que, lorsque une telle régiontire les volets, les ramifications se font sentir dans l'ensemble de la nation.

Les indicateurs macroéconomiques

L'économiste Madan Kumar Dahal signale que déjà les effets néfastes sur les niveaux de revenu,sur les profits et sur les investissements des entrepreneurs Népalais ont commencé à devenir perceptibles. Selon Dahal, la situation pourrait provoquer un 'piège d'équilibre de bas niveau» [les revenus sont trop faibles pour permettre d'investir et de nourrir la croissance - note de moi :-) ], qui laissera l'économie dans un cycle vicieux de pauvreté et de stagnation.

Pour un pays qui a déjà été ébranlé par les contraintes provoquées par les tremblements de terre, se remettre d'une nouvelle crise si vite après se révélera extrêmement difficile. La perte cumulée du blocus devrait dépasser les sept milliards de dollars de pertes qu'a connu l'économie népalaise après le tremblement de terre du 25 Avril. Les projections antérieures du gouvernement de maintenir un taux de croissance économique de six pour cent, selon Dahal, seront probablement à diminuer à un taux aussi bas que 3,5 pour cent.

Parmi les secteurs qui ont été les plus touchés figure celui des revenus collectés par le gouvernement. Le gouvernement a vu un recul majeur dans la collecte de douane, qui est sa source de revenus la plus grande. Les données du Département des douanes montrent que le ministère a recueilli seulement 35 milliards de roupies de revenus à la première semaine de Novembre. Le gouvernement avait fixé un objectif de collecte de Rs 60 milliards pour la période allant de la mi-Juillet à la mi-Novembre. Le gouvernement perçoit habituellement autour de 30 % de son chiffre d'affaires annuel lors des saisons de fête de Dashain et Tihar. Ce manque à gagner du gouvernement est susceptible de frapper les dépenses en capital, ce qui à son tour aura une incidence sur le développement des infrastructures et sur l'emploi à long terme.

La crise actuelle a également causé une inflation généralisée. À l'heure actuelle, les prix de marché de presque tous les produits essentiels du quotidien, des produits manufacturés et des matériaux de construction ont déjà augmenté. "En outre, comme les importateurs vont vraisemblablement transférer sur les consommateurs les frais de retard / détention [des frais s'appliquent lorsque les produits sont bloqués chez les transitaires, dans les entrepots de douane, au port de Calcutta,en Inde - note de moi] encourus en raison du retard dans les livraisons, ce qui donnera également lieu à une inflation par les coûts», dit Dahal. Une inflation par les coûts se produit lorsque les prix des matières premières et de la main-d'œuvre augmentent rapidement.

Fabrication

Le secteur de la fabrication est sous le choc parce que toutes ses différentes composantes ont subi des coups au corps : disponibilité de la main-d'œuvre, l'approvisionnement en matières premières ou fourniture d'énergie. Selon le Bureau central des statistiques, un total de 2.200 usines basées dans la région du Teraï sont toujours fermées, mettant 400,000 travailleurs au chômage. Dans un pays où le taux de chômage peut atteindre jusqu'à 40 %, ces chiffres de pertes d'emplois sont énormes.

Selon la Fédération népalaise des Chambre de Commerce et d'Industrie, les secteurs de la fabrication ont été confrontés à une perte moyenne de deux milliards de roupies par jour, tandis que la perte cumulée du blocus a atteint 100 milliards de roupies.
Hari Bhakta Sharma, vice-président senior de la Confédération des industries népalaises, affirme que la plupart des usines de production et des fabricants de médicaments ont fermé en raison de la pénurie de matières premières et de carburant. "Comme la plupart de leur équipement comprend des chaudières et des systèmes d'eau chaude, ils ne peuvent pas basculer sur une énergie électrique, l'approvisionnement stable en pétrole est absolument essentiel», dit-il. "De même, la fourniture de produits finis a également été affectée en raison de la pénurie de carburant."

Ce ne sont pas seulement les industries nationales qui se sont effondrées en raison du blocus. Certaines entreprises multinationales ont également fermé leurs usines de production : alors que la production d'Unilever, des embouteilleurs Népal et Surya Népal s'est déjà arrêté, Dabur Nepal et Varun Beverages ont fortement réduit leurs volumes de production.



Le secteur de la santé

La pénurie de carburant et de produits de première nécessité a donné lieu à une crise multidimensionnelle dans le secteur de la santé. Les patients ont été privés de médicaments de base parce que le flux de médicaments qui proviennent à la fois d'Inde et des fabricants nationaux s'est réduit à un filet. De nombreux établissements de santé sont à court de médicaments d'urgence, de médicaments de soins essentiels et d'autres fournitures médicales.

Sharma, qui est également le président de Deurali-Janta Pharmaceuticals, dit que les fabricants de médicaments locaux auraient pu intensifier le volume de production de certains de leurs médicaments, mais parce que les usines se procurent leurs matières premières en grande partie en Inde, ou dépendent de matériaux acheminés par les ports indiens, ils ne peuvent pas faire tourner leurs lignes d'assemblage.

Selon la Division de la santé des enfants du Département des services de santé, les programmes d'immunisation à travers le pays sont difficiles à mener à bien parce que le Népal importe la quasi-totalité de ses vaccins et antibiotiques d'Inde et des pays tiers.


Éducation

De nombreuses institutions académiques dans le Teraï sont restées fermées au cours des trois derniers mois. En outre, la pénurie de carburant a aussi affecté les trajets scolaires des enfants dans d'autres zones urbaines. Selon les estimations de l'UNICEF, plus de 1,6 millions d'enfants ont cessé d'aller à l'école lors des deux derniers mois. Bishnu Karki, un éducateur, indique que les enfants dans le Teraï ont été les plus durement touchés par la crise actuelle. Il craint que la crise peut créer un impact psychologique de longue durée et une perte de productivité pour toute une génération d'étudiants.

Les propriétaires des écoles aussi se sont retrouvés dans un trou dont il sera difficile de sortir. En moyenne, les chiffres annuels d'investissement dans le secteur de l'éducation nationale tournent autour de Rs 86 milliards. "Leurs investissements seront en péril si le gouvernement ne répond pas à la situation à temps», souligne Karki, ajoutant que le gouvernement doit essentiellement se concentrer sur les classes pour les classes du gouvernement et celles des communautés.


Le tourisme 

Selon les estimations préliminaires du ministère de la Culture, du Tourisme et de l'Aviation civile, le taux d'occupation moyen des hôtels a plongé sous les 20% en Octobre à la suite des troubles dans le Teraï. Lors de la saison touristique de pointe, Septembre-Novembre, le Népal a l'habitude d'accueillir 250.000 visiteurs étrangers ; maintenant le pays se dirige vers moins d'un quart de ce volume d'arrivées. Sans surprise, le nombre de randonneurs au cours de la saison actuelle a également considérablement chûté. Selon les entrepreneurs,  presque tous les vacanciers à haut niveau de dépenses ont annulé leurs voyages. Pour un secteur qui fournit de l'emploi à environ 300,000 personnes, les dommages subis sont configurés pour être catastrophiques. 

WE news

Patrick, Hugues et Luc sont allés à Nagarkot en VTT hier (45 km) pour aller grimper. Bon, ils ont grimpé 2 heures. C'est quand même loin. Et sont rentrés le soir avec un Luc vanné. 

Mais cela n'a pas découragé Patrick et Hugues qui sont repartis ce matin à 7h30 pour une journée vélo à fond (jusqu'à 17h - 18h30). Pfff, rien que d'y penser je suis épuisée.

Luc est resté ici, fait ses devoirs, les tâches ménagères, et prend soin de moi. J'ai rencontré un poteau hier en jouant les gardiens de but. Rien de grave. Mais, le repos est le bienvenu. J'attends de dégonfler pour mettre les photos. Là, c'est modèle hamster. Je sais maman, promis, j'arrête de faire gardien. Et peut-être même de jouer avec les garçons. Mais pas avec les filles, elles sont trop sympa.


vendredi 6 novembre 2015

2 mois déjà et combien encore ?

La fermeture des frontières entre l'Inde et le Népal fête déjà son deuxième mois. Et c'est parti pour durer. Au mépris de la population népalaise, les politiques des deux pays s'étripent plus ou moins violemment et attendent que l'un ou l'autre ne cède :

  • les indiens attendent la modification de la constitution qui respecterait davantage les minorités Madeshis mais les négociations entre ces derniers et le gouvernement sont lentes (et attention, c'est une lenteur népalaise) ;
  • les népalais attendent la montée de l'indignation internationale et d'une partie de la population indienne qui, selon eux, contraindrait le gouvernement indien de Modi à reculer.
Les débats en Inde commencent mais pour l'instant, de ce que j'en vois, les indiens sont convaincus de leur bon droit d'intervenir dans les affaires intérieures népalaises mais divergent sur la façon de le faire en fonction de leurs propres intérêts électoraux.

La communauté internationale semble s'activer doucement (à la mode népalaise :-) ) : une délégation  des donneurs européens a été reçue et a exprimée ses craintes de non-utilisation de ses fonds poru la reconstruction suite au blocus indien. M. Thapa s'est exprimé à l'assemblée des nations unies pour les droits de l'homme et a évoqué rapidement le problème actuel.

Et en attendant, les népalais souffrent, la reconstruction est arrêtée et des jours sombres nous attendent : le gouvernement vide les barrages à grande vitesse pour assurer la distribution d'électricité  maintenant au détriment de l'hiver à venir. Ajoutez à cela une mousson faible et vous comprendrez pourquoi j'ai demandé les panneaux solaires de Patrick pour recharger les batteries des portables et ordinateurs en janvier et février.

Les queues devant les stations service s'allongent,  l'école britannique vient de demander aux enfants de recharger leurs ordinateurs, tablettes et téléphones chez eux pour préserver les batteries de l'école. Icimod vient de proposer de l'essence (payante) à ses membres à raison de 5 litres par personne maximum.

La semaine prochaine, c'est Tihar, le festival des lumières et 5 jours de congés pour les enfants. Plus ça va et plus nous pensons rester dans le coin il me semble :-)

D'un autre côté, nous expérimentons en direct un réduction de la consommation d'énergie fossile et ma foi, c'est possible ! A se demander s'il ne faudrait pas imposer un rationnement aussi dans nos pays pour nous sensibiliser encore plus aux économies d'énergies. Pourquoi une telle position si radicale ? Le bilan des glaciers en France cet été : en moyenne, les glaciers perdent l'équivalent d'un mètre d'eau sur toute leur surface mais cet été, ce sont 3.5 mètres qui ont été perdus ! C'est énorme ! Et en plus, je lis le dossier consacré au réchauffement climatique du Monde Diplomatique du mois de novembre. Je vous le recommande très fortement même si ce n'est pas très réjouissant.

Pour finir sur une note plus gai, c'est le WE bientôt avec comme d'hab' du vélo, de l'escalade et du futsal. Je vous laisse trouver qui fait quoi et vous présente ma dernière croûte.

Je le laisse en petit car il faut le voir de loin... très loin.






mardi 3 novembre 2015

Un peu de politique népalaise

Le blocage de la frontière avec l'Inde continue. Cela dure depuis plus d'un mois et personne n'arrive à prédire la fin. Les conséquences sont là : le montant des dégâts liés au blocus vient de dépasser celui du tremblement de terre. Moins d'écho international mais plus de dommages.
La carte du Népal

Alors, quels sont les impacts du blocus ressentis par les touristes ?


A Katmandou, les côtés positifs du blocus sont une pollution et un trafic moindres. C'est déjà pas mal. En revanche, la carte des restaurants diminue fortement : le Summit, hôtel et restaurant huppé proche de la maison, ne sert plus que des clubs sandwiches. Le café Soma où le café espresso single shot est si bon, propose des sandwiches froids uniquement.

Trouver des places dans les hôtels n'a jamais été aussi facile et bon marché ! Les prix se sont écroulés.  De même, les porteurs et guides sans emploi sont légions.

Le choix des destinations s'amenuise même si de nombreuses régions sont ouvertes au trek. Par exemple, le Langtang vient d'ouvrir à nouveau comme le tour du Manaslu. Paddle Nepal vient cependant d'annuler un voyage dans l'Est du pays du fait des troubles et des manifestations parfois (souvent ?) violentes. La zone du Teraï de l'Ouest est tranquille.

La première difficulté est de rallier les zones de trek : l'essence et les bouteilles de gaz pour cuisiner sont un vrai problème et les tarifs augmentent. Le vol Pokhara - Katmandou était à 135$ il y a 15 jours contre 110$ en septembre. Une voiture pour rallier Pokhara est dans les 18 000 roupies contre 9000 auparavant.

L'autre difficulté est d'ordre sanitaire : l'évacuation médicale qui n'a jamais été simple au Népal l'est encore plus maintenant. C'est la raison avancée par l'ambassade américaine pour déconseiller les déplacements de ses ressortissants. 

Au global, le nombre de trekkeurs a fortement diminué : de 50% dans la région de l'Everest par rapport à l'an dernier (soit 100 touristes par jour tout de même) ; de 50% sur le circuit de l'Annapurna ; proche de zéro au Langtang, au Manaslu et j'imagine dans le Rolwaling. Pour le Kanchenjunga, je n'ai pas de données mais cela ne doit pas être bien vaillant.

Et pour les népalais ?

La vie quotidienne des népalais est très perturbée :
- pas d'essence ou alors au marché noir (compter 500 roupies le litre à KTM)
- pas de gaz, le gouvernement vient de mettre en place la vente de demi-bouteilles de gaz pour cuisiner (je ne parle même pas de se chauffer). Les restaurants sont prêts à payer entre 7000 et 25 000 roupies la bouteille de gaz.
- les médicaments et l'oxygène manquent dans les hôpitaux tout comme l'électricité pour pouvoir opérer (pas d'essence = pas de groupe électrogène)
- les groupes électrogènes sont stoppés dans les entreprises : à ICIMOD, là où travaille Patrick, les grosses imprimantes, les machines à café et à thé, l'ascenseur, la clim', le chauffage sont arrêtées.
- les premières pénuries dans les épiceries (plus de lait en brique en provenance d'Inde)
- certaines entreprises ferment : restaurants par manque de gaz, teintureries, fabriques de bière (manque de levure), et peut être même notre boulanger (alors là, je dis stop !)
- transports publics bondés
- ruptures et envolées des prix sur les bicyclettes (idem pour les antivols qui ont pris beaucoup de valeur d'un coup)
- ...

Et nombreux sont ceux qui pensent à partir travailler à l'étranger. C'est très perturbant de croiser tant de personnes, de tous milieux, de toutes conditions, qui voient leur futur ailleurs qu'au Népal. C'est un sentiment qui n'existait pas autant à l'issue du tremblement de terre et qui devient massif.

Quelles issues ?


Selon Pradeep, le chef de Patrick, la situation est bien bloquée et les tensions montent. Aller chercher de l'essence en Chine n'est qu'un pis-aller : 90% du commerce terrestre provient d'Inde et le nombre et l'état des routes ne permettent pas de tout basculer d'un coup, il faudrait au minimum un an pour y parvenir.

La négociation avec l'Inde est donc la seule solution mais les indiens sont, selon lui, vexés : l'Inde avait demandé un droit de regard sur la constitution (de quel droit ?) avant sa promulgation, droit qui lui a été refusé. Alors l'Inde met en avant la nécessité pour les népalais de trouver "une issue politique" au ressentiment des madhesis (une ethnie du Sud-Est du Népal très mécontente du texte) avant qu'elle accepte de lever l'embargo mais envoie en parallèle des indiens manifester (violemment) aux côtés des népalais. Le Népal "libère" manu-militari un point de passage avec l'Inde, les indiens laissent les manifestants s'installer et bloquer à nouveau le passage...

Alors, à ce jeu-là, cela peut durer longtemps.

Et la reconstruction dans tout cela ?

Au niveau global, c'est tout bloqué. L'aide et les matériaux n'arrivent plus dans les zones sinistrées. L'agence de reconstruction n'est toujours pas remise en place... désespérant. Sauf que...

Vous avez donné 35 870.67 euros à Dibas et son association Kadam et que 35 616.43 euros leur ont déjà été donnés et ont été dépensés, utilement. Pierre vient de donner 30 000 roupies supplémentaires à son retour de mission que nous n'avons pas encore donné. Je sais, c'est mal.

Hugo est depuis une semaine à Borlang et aide les villageois à construire une maison pour une veuve. La semaine dernière, il a assisté à des ateliers pour la construction anti-sismique et a présenté (avec des slides traduits en népalais) la construction de serres. Bon, le rythme de travail n'est pas fou, mais les choses avancent et se font. Les villageois sont tout étonné de voir un étranger travailler et ils semblent hésiter à le faire marner davantage. A la place, ils le gavent (faudrait pas qu'il meure de faim quand même !). Et ils l'accompagnent partout, faudrait pas qu'il se perde non plus. ça lui fait bizarre, il n'a pas l'habitude :-)


Il a quand même pu faire un vol en parapente, seul, il est content.

Allez, je rajoute une petite carte, juste parce que je la trouve jolie :-)
Elle est un peu fausse car maintenant, il n'y a que 7 régions.

lundi 2 novembre 2015

De retour de la Karnali

Quelle belle rivière ! C'est un peu à perpette les oies mais quelle est belle !

La partie navigable est au Nord du parc de Bardia, dans l'Ouest du Népal.

Départ le samedi 24 octobre à 6 heures du matin pour 13 h puis 7 h de bus donc 20 heures. Ouf ! Le retour est beaucoup plus rapide avec un départ à 10 h du matin pour une arrivée 16 heures plus tard. Quasiment exprès le retour.

Mais là-bas, pas une route, des villages isolés, une eau très claire et de bons gros rapides au départ. Je n'ai pas encore déchargé la GO PRO de Hugues donc pas d'image sur la rivière. Cela viendra mais plus tard. Voilà déjà une petite sélection.

Paysage de collines

Avec parfois de vastes plaines

Le raft, c'est beaucoup de bazar

De nouvelles tentes cette année, beaucoup plus légères.

Des spectateurs intrigués.

Les voies de la chasse sont ardues.

Séance créativité pour Chris avec Luc dans le sable et Katy à la photo

pleine lune

Et si on jouait avec les appareils photos :-)

C'est très romantique tout ça.

Kancha babou m'apporte mon hamac :-)

L'activité préférée des enfants ? creuser !

Escalader pour que ça s'effondre !

Malla babou. Creuser encore.

Sauter du haut !

Amit, leur prof de kayak et surveillant viande de cochon.

La planche à découper, modèle grand format

Kalu, maître raft.

Kalu, Kati à la photo, Sukur en assistant tranchage, et John expert boucher anglais !

Djonga, maître cuistot et Kishor, assistant total sourire

Chargement de bus à l'arrivée, toujours compliqué

On révise : Amit et Kalu

Dave

Sur le chemin de retour, on longe Bardia

Et ses deux types de crocodiles

La grande plaine du Teraï avec des collines dans le fond

Chariottes à bœufs

Peu de monde sur la route... la pénurie persiste

Nouvelles de Katmandou

La pénurie d'essence persiste. Mais les petits trafic s'organisent. Les népalais envoient des mobilettes côté indien pour remplir des bidons qui sont revendus ensuite au marché noir. Le prix augmente avec les kilomètres. 250 roupies dans la plaine et 500 en ville. ça fait cher le litre.

 Les enfants ont repris le chemin de l'école, pas ravis. Ils pensaient sécher aujourd'hui. Pas de chance surtout pour Luc qui a contrôle de bio, allègrement non révisé. Nous sommes rentrés trop tôt.

Patrick soigne un streptocoque. Les médicaments traînent partout ! Mais il va mieux et se prépare pour sa mission de terrain dans 16 jours. Oui, ce sera bientôt là.


jeudi 22 octobre 2015

Virtual tikka

Aujourd'hui est la journée des bénédictions familiales au Népal. En principe, les anciens collent un gros pâté de riz aggloméré à la poudre rouge sur le front de leurs descendants. Mais là, comme les transports se font rares et chers, la cérémonie a lieu virtuellement. Sauf pour ceux qui ont encore de l'essence.

Patrick, bien fatigué de son expé, n'a pas trop le temps de se remettre : VTT avant-hier et aujourd'hui avec Hugues, escalade avec Luc hier... il enchaîne. Il pourra se reposer à partir de samedi puisque nous partons faire du raft... ah non, Alexandra de son boulot arrive dimanche ! Dommage. Et il a plein de soucis qui l'attendent avec sa prochaine mission.

Des images d'escalade ici de Luc et son pote Donan.

Aujourd'hui, nous allons récupérer Hugo à l'aéroport. Il va trouver la ville bien calme. Et samedi, direction Borlang pour lui. Reste à savoir comment.

J'avais oublié de vous mettre des images de l'International Day, la parade des costumes nationaux des enfants de TBS. C'était vendredi dernier.
Le clan français... nous manquons de vêtements typiques, chaque année.

Le gang des tibétains.

La fanfare en tête de cortège.

les appareils photos chauffent.

mardi 20 octobre 2015

PY news

Patrick et Yannick sont arrivés hier à Katmandou, deux jours après avoir quitté le camp de base. Cela fut donc une descente rapide, enchaînée avec une jeep de nuit et un avion au petit matin. Comme je suis allée les chercher à l'aéroport - bonne âme - ils n'ont même pas réalisé vraiment les problèmes de pénurie d'essence. Sauf quand le voisin leur a signalé avoir attendu 4 heures pour 10 litres.

Voilà les premières images pendant que Yannick fait du shopping à Thamel avant de prendre son vol en fin d'après-midi et que Patrick est allé faire un tour de vélo avec Hugues... qui le tannait depuis son arrivée :-)

Le trek d'approche


Au fond, le Dhaulagiri 2 ou 3 ou 4

Alors, où se trouve le bon sentier ?

Phonindra





Dialogue

Le camp de base à 4400m

Chouchoutés ?
 
L'équipe restreinte.

La grimpe

Le camp de base avancé ou CBA à 5100 m

Les petits lacs du CBA


Ah oui, c'est raide quand même...

Jambe infectée après une vicieuse attaque de sangsues

Ourselfy ?

grimpe

Regardez bien la petite pointe de neige à gauche....

sortez le piolet et déblayez ....

Et hop, montez la tente ensuite sur ce "vaste" espace.

Juste pour le piton à droite... celui en ferraille.

Alors, en zoomant, on voit le camp de base parait-il.

Et là, le CBA puisqu'on voit les trois petits lacs.




Alors les Bayaux ? jolie photo pour Consoluce non ?

Sauras-tu trouver Yannick ?

Après leur tentative...