vendredi 15 janvier 2016

Maghe Sankranti : merci Maé !

Bon anniversaire Maé !

Tu es né un bon jour, le premier du moi de margh. Cette année seulement car, comme ce sont des mois lunaires, cela se décale chaque année. Et le mois de margh clôture le mois de Poush, très inauspicieux (la preuve, le futsal est interdit...) durant lequel les festivals sont interdits. Donc non seulement nous allons avoir seulement des bonnes nouvelles, mais en plus nous allons pouvoir avoir plein de fêtes religieuses. Je vous sens très jaloux là.

Déjà, on va pouvoir se régaler des délices du festival Maghe Sankranti avec des boulettes de molasse, de graines de sésame et des patates douces... miam (?!?).


Et puis, un accord est en vue pour la semaine prochaine entre les madhesis et le gouvernement et un accord d'amendement devrait être obtenu la semaine prochaine. Si tout se déroule comme prévu, le blocage pourrait être levé dès jeudi prochain. Oui, déjà ! Après 150 jours de troubles. Pas mal.

Sinon, nous avons la visite de Manu Cauchy (docteur vertical), Sandra et Jean-Philippe qui ont animé des formations de guides pour les népalais (la partie médicale pour les deux médecins) et le secours j'imagine pour Jean-Philippe, le gendarme. Et ce soir, c'est fête, ils ont apporté de la fondue ! Trop bien !

jeudi 14 janvier 2016

Non mais... c'est un complot ou quoi ?!?

Je suis furieuse. Si. Vraiment. Très fort.
d'habitude c'est moi qui joue... mais pas cette fois-là.

La police népalaise vient d'ordonner la fermeture de toutes les salles de futsal dans la vallée de Kamandou. Jusqu'à l'écriture d'une législation.

Oui, c'est comme ça ici. Les népalais lancent une nouvelle activité (200 salles dans la vallée de KTM). Le gouvernement réalise qu'il n'y a pas de textes de loi donc pas de rentrées d'argent. Or s'il n'y a pas de loi, c'est interdit ! C'est l'inverse de chez nous. Donc on ferme tout du jour au lendemain, sans préavis et tant pis pour ceux qui ont investi.

Mais évidemment on ne va pas dire que c'est une question de gros sous. Non. On trouve des arguments bien pensant. Pour le futsal, en fait, ce sont les parents qui se plaignent : leurs enfants passent leur temps sur les terrains, font des paris, fument (des drogues) ... et ne travaillent plus à l'école. Si, si... c'est vrai, c'est le Kathmandu post qui le dit.

Donc je suis (et mes copines du futsal) une rebelle, une dangereuse hooligan et maintenant je dois rester chez moi !


Et tant pis pour les joueurs et les joueuses.
De très dangereuses rebelles

Jouer au futsal, vous n'avez pas honte les filles... un tel lieu de débauche !

cherchons la drogue ici...

Bon alors reprenons la liste :
- pas de pétrole
- plus de gaz (on vient de finir la bouteille, argh !)
- plus de futsal
- plus de moto
- pas de soleil donc des douches froides
- il fait froid car c'est l'hiver
- l'eau vient à manquer...

Qu'allons-nous pouvoir ajouter maintenant ?


Cela s'arrange... lentement

Peu à peu, les relations s'apaisent entre l'Inde et le Népal. Un groupe de personnes importantes (sic) a même été formé pour revoir tous les traités bilatéraux entre les deux nations.

Et cela impacte les prix comme ceux de l'huile qui entament leur recul. On pourra toujours se chauffer en brûlant de l'huile :-)
source The Himalayan times

Autre bonne nouvelle, les grimpeurs ayant abandonné leur expédition au printemps suite au tremblement de terre vont avoir droit à une extension de deux ans de leur permis. Pour information, le prix du permis s'élève à 11 000 dollars US pour tout étranger voulant tenter l'Everest. Donc ce sont 801 grimpeurs qui vont pouvoir revenir ! Merci qui ?


Et enfin, toujours dans les bonnes nouvelles, l'AFPS (Association Française du Génie Parasismique, chic non ?) a rédigé et vient de publier un guide en anglais, très imagé pour aider à la reconstruction de bâtiment parasismique dans les coins reculés (c'est à dire en bambou et sacs de terre).
la couverture du manuel


Sinon, fin janvier nous aurons une soirée à l'ambassade. Notre ambassadrice Martine Bassereau a terminé son mandat... je vais devoir trouver une tenue de soirée moi :-) (et des ferrero rocher ;-)  ).
 

mercredi 13 janvier 2016

La mauvaise blague...

La procrastination permet de découvrir des informations utiles... fuyant les traductions, j'ai décidé de m'intéresser au retour de Luc, en classe de première et là, voilà ce que j'ai découvert :
 - il faut demander un dossier à la casden (ça, ça va)

- le remplir et...

- Luc devra passer un examen d'admission l'été prochain puisqu'il n'est pas dans un cursus français.... il va faire la tête....

 http://www.lepetitjournal.com/expat/155034-retour-d-expatriation-le-casse-tete-de-l-ecole

 la bonne nouvelle ? C'est le moment de le faire. Merci Marianne pour les cours de français de Luc. Cela lui sera très utile pour l'examen et constituera un entrainement au bac français à venir :-)



mardi 12 janvier 2016

Divers informations pas très palpitantes mais bon c'est comme ça aujourd'hui...

La journée a commencé par une réunion peu palpitante à l'école des enfants puis par une défaite, que dis-je ?, une humiliation par François au squash ! Mais c'était au club américain, très beau et propre, un bonheur. Et avec François, c'est toujours amusant, donc sympa quand même.

Les vestiaires du club américain ! propres et eau brûlante !
Les jardins du club, au cœur de la ville... dommage que cela soit si cher.

Sinon, les affaires d'Oman et des UAE sont rangées. Après lavage à grande eau pour chasser le sel... alors les népalais ont pu avoir le spectacle étonnant ici de palmes, tubas, harpon sur une pelouse...



Un nouveau café - équitable - vient d'ouvrir à côté de la maison. Enfin, c'est plus qu'un café car il abrite aussi une librairie et un musée du commerce équitable. Je suis allée visiter le musée (mon côté"culture") et là, je suis tombée sur cette pièce-là.... pas étonnant que le commerce équitable face peu glamour...



lundi 11 janvier 2016

Procrastination

Je n'ai pas très envie de m'y mettre... mais il va bien falloir : APB (admission post bac) approche à grand pas pour Hugues, je vais devoir traduire ses bulletins et ses lettres de recommandation. Relativement vite car dès le 7 février nous avons de la visite... dans le lot, il y a bien une prof' d'anglais mais je ne sais pas si elle appréciera cela pendant ses vacances...

A propos des traductions, cherche volontaire grassement non payés, pour relire et corriger mes traductions :-)

Et en attendant que j'en sois au bout, tout nouveau billet sera une preuve de procrastination :-)

Sinon, retour à l'école ce matin pour les garçons.

Quoi de neuf au Népal ?

 Bonnes nouvelles : les représentants politiques des Madhesis (les gens du Teraï qui protestent depuis le mois d’août 2015 contre la constitution) semblent se diriger vers un accord avec le gouvernement. Le blocus, quoique toujours présent, est moins fort : 75% du trafic habituel, l'essence à un prix raisonnable de 250 à 350 roupies le litre au marché noir, des ventes de 1/2 bouteilles de gaz (après de longues queues quand même)...Le gouvernement a assuré que les prêts pour reconstruire les maisons allaient être disponibles bientôt... après le 1er anniversaire du tremblement de terre (oui, c'est vrai !). Ben oui, un an, ça se fête :-)

Les moins bonnes nouvelles : il a neigé au nord de Gorkha, c'est rude pour ceux qui vivent sous des tentes. Leurs pénuries sont plus sévères (sel et huile de cuisson). Les prix flambent : la baguette de 120 à 150 roupies, le pain de 85 à 110 roupies et je ne parle pas des fruits, des légumes, du fromage... les salaires des népalais restent inchangé, comment font-ils ? Et ils sont toujours aussi gentils et agréables. Leçon d'humilité ou fatalisme, au choix.



Une petite vidéo si vous souhaitez voir :
- la mise à feu des motos de leaders politiques dans le Teraï par des businessmen contrariés de voir leur boutique fermée ou endommagée par les manifestants
- les manifestations ici : en moto et à pied...

samedi 9 janvier 2016

Et maintenant, des images de mer.... à Musandam

Deuxième semaine de vacances à Mousandam, une exclave (l'opposé d'enclave ?) d'Oman dans le territoire des EAU.

Cela fut un peu compliqué de s'y rendre : le loueur ne voulait pas que la voiture passe la frontière. Qu'à cela ne tienne : nous avons garé la voiture à la frontière en vérifiant auprès des douaniers que l'auto était à un emplacement idoine. Oui, nous sommes très respectueux de la loi nous. Nous avons fait nos 4 gros sacs (vêtements, matériel de camping, nourriture, affaires de snorkeling et de pêches...) et autres babioles et traversé à pied la frontière.

Je passe sur les formalités : retenons qu'il suffit de payer et de faire la queue plusieurs fois...

Et après du stop : un charmant pakistanais au volant de son 35 tonnes rempli de parpaings s'est arrêté et nous a embarqué pour les 30 km de route le long du littoral. Il nous a laissé à la plage, à côté d'un parc d'attraction (on se rassure, pas violent le parc d'attraction). Drôle de vie que la sienne. Il travaille à Oman depuis 8 ans, il est venu à l'âge de 16 ans et il a appris à conduire des camions. Son sponsor le loge et le nourrit et lui octroie un mois de vacances par an. Sinon c'est 7 jours sur 7. 12 à 15 heures par jour. A faire la navette entre Oman et les UAE. Il rentrait du Pakistan où il s'était rendu après 3 ans d'absence... pour se marier. Alors au volant, il chatte avec sa femme qui a l'air de s'ennuyer ferme au pays. Il espère pouvoir la faire venir bientôt.

Pour le kayak, voilà quelques images.

Tout d'abord, la carte : Départ de Khasab en haut à gauche et après on suit le trait jaune, oui autour des îles aussi, et au-dessus de la bande de terre (d'où le portage...) pour ne pas revenir sur nos pas. A l'arrivée, le loueur de kayaks nous attendait avec un véhicule pour nous ramener jusqu'à la frontière. Top.
En tout, une distance ridicule de 49 km en 6 jours et 80 m de dénivelée positive... hé hé hé.
 
Campement sur promontoire


La première anse est le royaume des dauphins !

j'y étais, la preuve, je suis en pleine action.
couché le soleil, allez, à la niche :-)

beaucoup de bois flotté (au milieu des rejets sur les plages), on a pu faire du feu tous les soirs !

1ère prise !


Du (presque) haut de Sibi peak. A gauche, entre les deux fjords, le col à passer le lendemain.

journée grimpette pour les uns, baignade pour l'autre (quelle autre ?)



le grand pic rond : sibi peak.

le même, de côté :-)


Après le col


l'autre fjord : la pêche miraculeuse

et il y a eu pire...

petit matin...

classique navigation
Dernier campement
La vue du dessus n'est pas désagréable avec ses petites îles bucoliques.


des formations géologiques étonnantes... ça fait mal aux fesses quand on s'assoit...

Comment appelles tu ça Pascale ?

pique-nique.



appel à la croisière :-)

pêcheur prêt à plonger sur sa prise (véridique)

non ce n'est pas un barracuda, c'est un orphie.

l’œil noir ou de braise ?

belle grillade

orgie de poisson

anecdotes rigolotes

Le retour a été un peu mouvementé : la voiture avait disparu à la frontière. Le temps de discuter avec les policiers, de percer le mystère à jour... la nuit tombait. La voiture fut envoyé en fourrière car elle stationnait depuis plus de 7 jours (8 !) sans petit mot pour prévenir. Et personne ne savait à quelle fourrière. Les policiers nous ont donc envoyé à Ras-El-Khaimah à 30 km de là. Comment ? en demandant à une américaine de nous prendre en stop et de nous déposer devant la police.

Ce qu'elle fit bien gentiment pour nous déposer à 20h devant le quartier général de la police... qui n'était au courant de rien. Quelques appels plus tard (dont au loueur, mécontent d'avoir été appelé par la police)... on nous dit d'aller à 2 km de là le lendemain, à la police de la route... en attendant direction les dunes à pied pour camper. à côté d'une décharge et derrière des buissons de peur de se faire écraser pendant la nuit par des 4x4 s'amusant dans le sable (si c'est possible).

Le lendemain, la police de la route est très étonnée, fait des recherches et nous dit que la voiture est à 25 km de là vers la frontière. Le policier va nous négocier un taxi et surtout lui indiquer l'adresse. Nous devons retirer du liquide, heureusement dans leurs locaux, il y a un distributeur... mais qui ne fonctionne ni avec ma carte ni avec celle de Patrick ! Mais que vient de nous dire le policier ? nous devons attendre un peu, il a de bonnes nouvelles ! Chouette. En fait, la voiture n'est qu'à 5 km de là. Retour vers le taxi et changement d'ordres. Et effectivement, nous retrouvons le véhicule bien sagement garé. Coût total : 50 euros. ça va. Coût en temps : très long, surtout que notre vol est dans l'après midi, qu'il est déjà 10h et que nous avons de la route... cela va être chaud pour les courses chez Carrefour avant de partir (oui, ils ont Carrefour à Dubaï !).

Nous prenons la route tranquille... arrivons à 14h à l'aéroport Al Maktoub sans passer par Carrefour, posons les sacs sur les chariots, allons voir le guichet d'enregistrement... et là, pas de vol annoncé pour Katmandou. Je me suis trompée d'aéroport ! notre vol décollera à 60 km de là. Le loueur nous guidera au GPS, nous faisant éviter les bouchons et nous arriverons finalement 15 mn avant la fin de l'enregistrement... Après, ça c'est calmé... ils ont juste voulu confisqué le téléphone satellite de Patrick et puis finalement non...

Et à Katmandou


Et bien, c'est comme d'habitude : pénuries de gaz et d'essence, 15 heures de coupures de courant par jour, l'eau commence à manquer... mais il fait moins froid que la semaine dernière... ah ben tout va bien alors !