mardi 2 février 2016

Virée VTT

Quand les garçons vont faire du vélo, ils ne font pas semblant. Enfin, Patrick et Luc car Hugues, pas fou, a préféré aller chez son copain Karim profiter du chauffage (argh), de la douche brulante (re argh) et des lasagnes parfaites (oui Karim est italien).

Alors en regard de tant de luxe, 80 km de VTT, 1900 m de dénivelée et 10 heures sur la selle... c'est moins tentant. Le plus énervant dans tout cela était sans doute que Luc n'était même pas trop fatigué ! En tous les cas, c'est une excellente technique pour me dissuader d'aller avec eux.

 Cricket, défaite et attitude symptomatique

Hélas, les petits jeunes népalais se sont faits détruire par leurs opposants indiens. Et pourtant les attentes étaient élevées après leur victoire en poule contre la Nouvelle-Zélande et puis l'Irlande.
Lose by 7 wickets in defence of 169 runs

http://bit.ly/1RWISb7


 Bon, ce n'est qu'un match de poule donc le tournoi continue pour eux avec un match à venir contre la Namibie ou le Bangladesh (tiens c'est rigolo je viens juste de noter que comme "desh" signifie "pays en népalais et j'imagine en Bengali, alors Bangladesh signifie pays du Bengale, le fleuve... trop fière).

Mais déjà les explications pleuvent pour excuser la performance des népalais, les pauvres petits chéris : "ils n'ont pas disputé de tournoi international depuis septembre 2014", "la fédération népalaise est divisée", "ils ne peuvent pas s'entraîner à domicile car le terrain a été détruit par le tremblement de terre et n'a pas été remis en état"... et voilà, ce n'est pas la faute des joueurs, c'est la faute des AUTRES... il faut que je fasse attention, bientôt ce sera la mienne car je suis trop critique. Vilaine fille,va !

Comment dit-on en népalais hindouiste "aide-toi, le ciel t'aidera !" ?

Parapente à Kusma, Parbat et festivités

https://www.google.com/maps/place/Kushma,+N%C3%A9pal/@28.2325366,83.6819577,12z/data=!4m2!3m1!1s0x3995e6cefbccf6b3:0x6c824cf1c7dc9361

Un nouveau site de parapente va ouvrir à l'ouest de Pokhara, du côté du Daulaghiri. Deux tests d'essai (sic) ont été effectués, un festival de trois jours débutera le 5 février et après, en avant les vols commerciaux à partir de la mi-avril.

Alors il parait que c'est tout bonnement génial, si, si. On peut voir la gorge profonde (hé hé) de la Kali Gandaki, survoler la rivière Modi et le plus haut pont à suspension du monde (situé à Kusma). Et cerise sur le gâteau, ce sera moins cher qu'à Pokhara. Là, on voit qu'au niveau business, la statégie de différenciation, c'est pas encore ça :-)

Derrière tout cela, il y a surtout une grosse peur de voir interdire tout vol depuis Sarangkot quand l'aéroport international de Pokhara ouvrira ses portes. Un exemple à suivre pour Borlang ? Plus proche de KTM et de ses expat' ?




lundi 1 février 2016

Chinois

- See more at: http://www.myrepublica.com/feature-article/story/36171/nepal-loses-1st-wicket.html#sthash.paPgVdFU.dpuf

Bagmati, rivière sacrée

Païvi Wells, artiste photographe, avait le projet de suivre le cours de la Bagmati, la rivière sacrée du Népal et d'en photographier le cours, la pollution mais aussi la vie qui l'anime. Car la Bagmati est une rivière mythique et certains voient dans sa dégradation un saisissant raccourci des aspects négatifs la modernisation du pays. Oui, il parait qu'il y a des aspects positifs aussi (naaan, je blague).

Sundari Mai au-dessus de Sundarijal. L'eau est encore propre. Une trempette ici et les pêchés des 7 dernières vies sont effacés. Oui, que ça.
Alors quand le Nepali Times a publié un article sur une marche le long de la rivière, j'ai pensé à Païvi et je me suis précipité. Et voilà ce qu'il rapporte.

Un chercheur américain, William Forbes, vient d'éditer un livre recensant les 160 lieux de trempettes sacrées des bords de la Bagmati entre sa source du côté de Shivapuri et sa sortie de la vallée de KTM 40 km plus loin. Oui, 160. Avec certains lieux qui peuvent attirer jusqu'à 7 000 femmes lors de fêtes religieuses. Religieuses car les baignades pour le plaisir, il y en a beaucoup moins maintenant.

Le chercheur a suivi les traces d'un pèlerinage qui avait lieu auparavant où les pèlerins suivaient le cours de la Bagmati pendant 9 jours, au mois d'avril-mai avec un guru spécialement initié pour les guider. C'était lent car les cérémonies abondaient. En 1950, un livre édité par un pèlerin vantait la vallée verdoyante, couverte de forêts et les eaux cristallines.

Maintenant, c'est une autre paire de manches. Impossible pour le chercheur de descendre plus loin que Chobbar : mousses de pollution industrielle, plastiques, grande pollution. Le chercheur a expérimenté ce que Patrick et Hugues avait déjà constaté lors d'une promenade à vélo en mars 2015 (allez je vous remets la vidéo, justement intitulée Bagmati Blues) :-)


Alors à certains endroits des collectifs se sont mis en place et essayent de réparer les temples endommagés par le temps et les tremblements de terre, de nettoyer la rivière ... et, croisons les doigts, d'éduquer les népalais (oui ils jettent encore beaucoup directement par terre). Cela fonctionne plutôt bien du côté de Pashupatinath mais un peu moins bien à Jal Vinayak, au sortir des gorges de Chobar (celles créées par un coup d'épée d'un Dieu rageur qui vida le lac de KTM). Dommage c'est endroit à tout pour être une pure merveille.

Jal Vinayak, joli temple, belles gorges, remarquable pollution.



dimanche 31 janvier 2016

Peintures

Nous sommes contents, des travaux de peinture ont eu lieu ! Oui madame. Dans la rue, nous avons des bordures de trottoirs bien proprettes... bon, ça c'était vendredi, aujourd'hui elles sont déjà poussiéreuses car les personnes ont marché dessus et que le fond de l'air est plein de poussières. Mais l'effort était louable.
Propret


Nous sommes contents aussi car les poteaux inutiles ont été retirés devant la maison. La voilà beaucoup plus belle. Les garçons s'en sont ils rendus compte ? Je l'ignore, cela n'a pas fait les titres des journaux.
Feu le poteau couché sur le flanc


Kabaddi Kabaddi

Hier soir, Ben, le bassiste du groupe de Jo fêtait ses 40 ans dans un restaurant (très bien d'ailleurs, le Moods si vous cherchez une adresse sympa) de Katmandou. Avec concert, bien sûr, assuré par le groupe, excellent buffet (barbecue miam) et piste de danse où, comme d'habitude, nos performances ont laissé les spectateurs sur le flanc. Les enfants nous ont accompagné mais n'ont pas dansé. Les aurions-nous chassés ? Non, ils ont préféré regarder la télé (sauf au moment du buffet, pas fous) qui diffusait un sport dont j'avais entendu parlé sans imaginer la ferveur qu'il peut déclencher. Ce sport, c'est le Kabaddi.

Le Kabaddi est une vraie passion en Inde, d'où il est originaire, et en Asie du Sud-Est jusqu'au Japon et au Pakistan. Les népalais, les indiens... vous diront tous que c'est très simple, n'empêche qu'il m'a fallu trois articles et un wikipédia pour y voir plus clair. Mais surtout, cette vidéo, extraite d'un film de Bollywood qui va vous permettre de comprendre. Allez, regardez et après j'explique... Et on ne râle pas, c'est avec une STAR TOTALE du coin..


Alors les règles... commençons par le facile. Ce sont deux équipes de 7 (+3 remplaçants) qui s'affrontent. Le but du jeu est d'aller toucher un des adversaires dans son terrain et de revenir en sûreté dans son camp. Revenie dans son camp, c'est toucher simplement la ligne :-)

Particularité de l'attaquant, il doit répéter en permanence "kabaddi kabaddi kabaddi..." pour prouver qu'il est en apnée ! Et oui, interdit de respirer lors de l'attaque ! C'est pour cela qu'elle est limitée à 30 secondes ? Euh, sans doute...

S'il arrive à toucher un adversaire et à rentrer, il marque un point. S'il en touche plus ou si comme le héros il se traine jusqu'à sa ligne en ayant toute l'équipe adverse sur le dos et bien, il marque tout plein de points. Mais s'il est bloqué et ne revient pas alors il est sorti du terrain, la honte.

Le plus rigolo là-dedans, c'est que c'est un sport professionnel !

Là, vous pouvez voir les cinq attaques (on parle de raids et de raiders, c'est un sport d'entrainement des militaires pour rien) :


Et là, cinq tacles (ben oui, faut équilibrer)


Et voilà les règles expliquées... enfin celles de la ligue pro car si vous cherchez bien, vous verrez que les règles diffèrent selon les régions :-) Ce serait trop simple sinon.

vendredi 29 janvier 2016

La fin du blocus ?

5 camions cargos ont passé la frontière ce matin à Birgunj après 4 mois de blocus.

Allez, on y croit !
http://kathmandupost.ekantipur.com/news/2016-01-29/5-cargo-trucks-enter-nepal-via-birgunj-after-4-months-of-obstruction.html

Attention à l'ouverture des coffres...

Dibas a apporté 7 litres d'essence pour la moto à un tarif tout à fait convenable :-) voire pas cher du tout. Je l'ai donc démarrée et j'ai attendu une raison quelconque pour la prendre. Ben oui, pour aller chez le marchand du coin, cela ne vaut pas le coup !

ça n'a rien à voir mais ça met de la couleur...

Or mercredi soir, nous avions une soirée avec deux grimpeurs Shradda et Niraj (qui est venu avec sa copine Amanda) mais aussi Raphaëlle et Shoki. Dans la journée, je devais récupérer la jeep et au retour, m'arrêter pour prendre du bois. Ben oui, les soirées sont fraîches. Je prends mon vélo - pas facile de mettre la moto sur la galerie :-) - et roule roule, je vais chercher la jeep. Pas prête ! Les chocs lors du trajet KTM - Borlang et retour ont détruit une boite quelconque et il faut la changer. Retour donc à la case départ, toujours en vélo.

Pour avoir goûté aux joies de son poêle, Je sais que Shradda a du bois. Appel le soir "puis-je te prendre du bois ?". J'enfourche ma moto et vroum vroum (enfin après 5 bonnes minutes pour la démarrer :-) ) je file à la vitesse d'un escargot asthmatique. Quel plaisir d'éviter les bosses et les trous, d'accélérer dans les lignes droites, de s'incliner dans les virages... ah ben tiens, qu'est ce qui se passe ? oh mince, j'ai encore calé (oui ça m'arrive souvent). J'essaye de la redémarrer.  Rien. Même pas un put put. Je descend de la moto et là, qu'est ce que je vois ? la boite de la batterie est ouverte et plus de batterie... je l'ai perdue en route ! Ballot.
Je n'ai jamais eu aussi froid que lors de cette séance.

Je mets la moto sur cale, prends la clef et je marche pour trouver la batterie au milieu de la route quelques dizaines de mètres en amont. Rigolo non ?

Elle me refera le même coup le lendemain... alors je vais acheter une boite qui ferme mieux :-) En attendant, un bon gros scotch ferme la boite.

Au revoir Mme l'Ambassadrice

Martine Bassereau quitte le Népal dimanche. Elle sera remplacée lundi par un ambassadeur en arrivée directe du Laos.

Elle n'a pas franchement souhaité son départ et était très émue lors de sa soirée d'au-revoir hier soir. Nous y sommes allés avec Patrick (en moto ! Patrick avait son casque de vélo et il n'a pas eu (trop) peur). 

Nous nous sentons parfois un peu en décalage entre nos activités et notre première expatriation face à tous ces vétérans des ONG et des Nations Unis qui vagabondent de pays en pays... Tous ou presque ont déjà "servi" en Afghanistan et trouvent le Népal bien calme. Il y a du coup une vraie différence de "comportement" et d'"approche" entre ceux qui ont décidé de faire leur vie ici et ceux de passage entre deux pays. Et, nous, ben, on ne rentre pas vraiment dans des cases déjà existantes... Pas grave, juste étrange parfois.

Cirage de banc

Luc est sélectionné dans l'équipe de foot de TBS pour un match ce WE. Comme le WE dernier où il a joyeusement ciré le banc pendant toute la partie. Comme lorsqu'il faisait partie de l'équipe de basket où il a joué en tout et pour tout 30 secondes. Alors, il se demande s'il va y aller... il a décidé d'aller interroger son prof de sport pour savoir s'il doit prendre une boite de cirage avec lui. Euh je ne crois qu'il osera poser la question ainsi... mais il va demander s'il va jouer.

Dure la vie d'athlète.

Patrick aimerait bien qu'il n'y aille pas pour aller grimper avec lui samedi puis faire du vélo dimanche. Sur quel vélo ? on ne sait pas trop encore...